Un des plus grands défis qu’auront à
relever les services d’entretien réside dans le nettoyage des aires de
préparation des aliments, tant au sein des collectivités que dans les établissements
commerciaux. Les restaurants et autres services alimentaires produisent
constamment de la graisse et des déchets alimentaires lors de la cuisson et la
préparation des aliments. Plus la cuisine est occupée et plus on sert de repas,
plus il se produira de graisse et de déchets alimentaires.
Dans les services alimentaires
types, l’équipe de nettoyage doit laver le plancher chaque soir à l’aide d’un
produit à base de détergent et essuyer les dessus de comptoir à l’aide d'un
nettoyant-assainissant-désinfectant. Ces méthodes de nettoyage ne préviennent
pas parfaitement les accumulations de graisse et leurs effets – fine pellicule
glissante sur le plancher et autres surfaces, tuyaux bouchés et odeurs rances.
Les solvants de dégraissages ne font que liquéfier la grasse pour en permettre l’évacuation.
Une fois le solvant suffisamment dilué, la graisse retrouve sa forme solide,
quelques fois sur le sol et parfois même dans la tuyauterie. Les produits qui
contiennent une forte concentration de surfactants produisent un effet
similaire ; une pellicule graisseuse sur la surface de la solution de
lavage est déposée sur le sol à mesure qu’il sèche. Les suppléments
enzymatiques entameront la décomposition de la graisse, sans toutefois toujours
terminer le processus. Leurs effets bénéfiques sont souvent de courte durée,
car les enzymes ne peuvent augmenter en nombre (comme les bactéries) et elles sont
détruites par les bactéries indigènes qui, elle, produisent des protéases (des
enzymes qui s’attaquent aux protéines et les détruisent).
Les micro-organismes (bactéries)
habitent la planète terre de puis le début des temps. Ils constituent les
« principaux décomposeurs » de la nature et jouent un rôle très
important dans le recyclage naturel des éléments de bases de la terre. Sans les
bactéries, les déchets organiques et chimiques s’accumuleraient au point
d’atteindre un niveau toxique, ce qui aurait des conséquences désastreuses sur
la vie végétale et animale. Les biochimistes comprennent la complexité de cet
environnement équilibré, et ils développent présentement des produits qui
agissent avec la nature et qui constituent des dégraisseurs efficaces. En tant
que groupe, on appelle ces produits des promicrobiens, puisqu’ils sont élaborés
à partir de matières organiques naturellement présentes qui ont été conçues
pour agir avec les graisses et les huiles en les transformant naturellement
sous la forme d'eau et de dioxyde de carbone inoffensifs.
La vaste majorité (98 %) des
bactéries est « bénéfique ». Les souches pathogènes (organismes
spécifiques associés à une maladie spécifique) comptent pour moins de deux
pourcent. Les bactéries détruiront les composés ciblés en produisant les
enzymes spécifiques (protéines) qui décomposeront leur structure moléculaire en
de petits éléments qui seront absorbés dans la paroi cellulaire, pour être
ensuite détruits ou « digérés ». Les micro-organismes contenus dans
les dégraissants promicrobiens ont été développés à partir de microbes
naturellement présents et sélectionnés en raison de leur capacité de détruire
les protéines, les lipides (matières grasses, huiles et graisses) et l’amidon.
Une combinaison des différentes
souches des bactéries, plutôt qu'une seule souche, peut décomposer plus
efficacement la graisse et les autres déchets complexes. Un mélange de
micro-organismes adaptés sélectivement et ajoutés à la population indigène
augment la vitesse et la portée de la dégradation. Certaines des plus nouvelles
formulations promicrobiennes contiennent une variété de types de bactéries
capables de décomposer les acides gras à longue chaîne, la composante primaire
des dépôts de graisses problématiques. En plus des composantes bactériennes,
ces produits comprennent normalement un préservatif qui sert à préserver les
bactéries sporales, pendant qu’elles sont stockées, et les nutriments afin
d’accélérer la germination et l'activation dès l'usage.
L’infestation de mouches constitue un
problème courant et provoqué par l'accumulation de graisse. Les mouches à
fruits et autres petites mouches sont devenus l’objet numéro un de plaintes
dans de nombreux services alimentaires. La présence des petites mouches
constitue un problème de salubrité – elles se reproduisent dans la graisse et
les déchets organiques qui, avec le temps, se sont accumulés sur le sol, dans
les tuyaux et sous les appareils. Pendant le cycle de reproduction, les mouches
à fruits et autres petites mouches peuvent déposer des milliers d’œufs, ce qui
provoquera une croissance massive de la population de mouches. L'utilisation de
pesticides et de pièges ne peut affecter que les mouches adultes. L’entretien
des planchers et des tuyaux à l’aide d’eau chaude, de javellisant, d’ammoniaque
ou de détergents ne constitue pas un moyen efficace de contrer les mouches – la
majorité des œufs et des larves incrustés dans les déchets organiques survivent
à ces traitements. Tant que la graisse et les déchets organiques n’auront pas
été éliminés, le cycle de reproduction se poursuivra.
L’utilisation régulière de
dégraissants promicrobiens améliorera la situation en détruisant rapidement la
graisse et les déchets organiques et en éliminant les sites de reproduction de
ces bestioles. De plus, la sécurité dans la cuisine s'en trouvera améliorée
puisque les planchers ne seront plus glissants, la solution promicrobienne agissant
directement dans les fissures et les pores de la surface du sol.
L'avenir des promicrobiens se veut
prometteur au sein de l’industrie du nettoyage. À mesure que les biochimistes
appliquent leur savoir aux problèmes de nettoyage afin de se servir des
procédés propres à la nature, l’industrie du nettoyage et ses clients
bénéficieront de produits naturels efficaces et écologiques qui donneront les
résultats escomptés. Exactement comme la nature le veut.