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Le Clostridium difficile - Un microbe résistant |
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Le Nettoyage Professionnel
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Le Clostridium difficile - Un microbe résistant
Nombreux sont ceux qui ont lu, dans les journaux dernièrement, les nouvelles sur les éclosions de Clostridium difficile (plus communément appelé C. difficile) dans les hôpitaux. Cette bactérie est devenue un défi important pour les professionnels des services environnementaux qui tentent de stopper la propagation de cet agent pathogène dans les milieux hospitaliers.
Pour en enrayer la prolifération, nous devons d’abord comprendre comment cet agent pathogène se transmet et ensuite comment l'éliminer de notre environnement. Le Clostridium difficile se propage par voie fécale-orale. L’organisme est ingéré sous forme végétative ou de spores vivaces qui peuvent survivre pendant de longues périodes dans leur environnement et qui peuvent survivre à l’acide gastrique.
Pour que le C. difficile puisse s’établir et proliférer dans la muqueuse du côlon, il doit y avoir rupture de la flore normale du côlon, et la bactérie C. difficile doit être ingérée. Toutefois, il n'est pas nécessaire que ces événements se produisent dans cet ordre.
Des études récentes ont révélé que 90 % des infections à C. difficile contractées dans les établissements de soins de santé se déclarent pendant ou après une thérapie antimicrobienne. Les patients reçoivent beaucoup d’antibiotiques sous prescription, ce qui en fait une catégorie de personnes à risque. La prolifération du C. difficile dans les hôpitaux a été démontrée de façon convaincante, d’abord par la prolifération de personne à personne, puis par la contamination de milieu où les soins sont donnés aux patients.
Une bonne façon de réduire la propagation horizontale consisterait d’abord à isoler ces patients pour les protéger contre la transmission par contact, puis à respecter une hygiène des mains des plus rigoureuses. L’alcool ne constitue pas un moyen efficace de détruire les spores de C. difficile ; on ne devrait se laver les mains qu’à l’eau et au savon conformément à la politique et aux méthodes préconisées par votre organisation.
La contamination de l’environnement par le C. difficile provient de la persistance des spores qui peuvent afficher une forte résistance aux désinfectants habituels et qui peuvent survivre sur les surfaces sèches pendant plusieurs semaines, voire même plusieurs mois. La U.S. Environmental Protection Agency ne fait état d’aucun désinfectant en mesure d’éliminer les spores de C. difficile. Les agences de prévention des infections du Canada et des États-Unis recommandent l’utilisation de solutions d’hypochlorites (eau de Javel), mais ces solutions dégagent de fortes odeurs et peuvent être très corrosives pour les surfaces.
Une approche qui gagne de plus en plus la faveur des professionnels de l’entretien ménager est l’utilisation de chiffons en microfibre.
Les chiffons en microfibres sont faits de fibres de polyester et de nylon d’une épaisseur d’environ 1/16 de celle d’un cheveu humain densément tissées. Les fibres sont séparées de manière à former des crochets qui recueillent les saletés sur la surface. Les fibres ont également une charge positive qui attire les poussières qui, elles, ont une charge négative.
Des essais effectués à partir d’échantillons prélevés dans l'environnement ont démontré que les chiffons en microfibre retirent jusqu'à 99 % plus de contaminants. Au lieu d’essayer de tuer les spores de C. difficile avec des désinfectants, les chiffons en microfibre les capturent et les retirent de l’environnement.
Ainsi donc, une plus grande propreté des établissements passe par le nettoyage des surfaces de contact. Plusieurs entreprises ont mis en place des procédés d'entretien ménager qui comportent le nettoyage en double des chambres contaminées par la bactérie C. difficile dès que le patient a obtenu son congé. Ce sont des mesures qui ont été prises afin de faire en sorte que les surfaces ne soient plus contaminées en les nettoyant une deuxième fois pour s’assurer qu’aucun espace n’a été oublié et d’avoir éliminé tous les contaminants de l’environnement.
Bien que nettoyage en double des surfaces représente une charge de travail supplémentaire, les études indiquent que les maladies reliées au C. difficile coûtent de 3 669 $ à 7 234 $ de plus par patient hospitalisé. Ces chiffres viennent donc justifier le double nettoyage des surfaces.
Les professionnels de l’entretien ménager ne sont que quelques-uns parmi tant d’autres professionnels des soins de santé qui doivent collaborer afin de prévenir la propagation ou l’éclosion du C. difficile dans les milieux de soins de santé. Différentes souches de C. difficile plus résistantes et encore plus mortelles ont commencé à faire leur apparition en Amérique du Nord et en Europe. Il s’agit d’un microbe résistant qui représentera un défi pour encore un certain temps.
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